(…) Depuis le début de la présidence d’Abdel Fattah al-Sissi, le retour de la stabilité et de la sécurité a significativement augmenté le flux de visiteurs.
Le pays des pharaons fait à nouveau rêver. Après un bond de 53,7 % en 2017 par rapport à 2016 (à 8,3 millions de personnes), le nombre de touristes accueillis en Égypte a progressé de 37 % en 2018 (à 11,35 millions de visiteurs). Une excellente nouvelle pour ce pays dont le tourisme constitue l’une des principales sources de revenus.
Selon la Banque centrale égyptienne, citée par le site Al-Monitor, les recettes du secteur touristique ont augmenté de 45,7 % au cours des trois premiers mois de l’année fiscale en cours par rapport à la même période de l’année précédente. Elles se sont élevées à 3,93 milliards de dollars de juillet à septembre 2018, contre 2,7 milliards de dollars pour la même période un an plus tôt.
Mais le pays du président Sissi ne compte pas s’arrêter là. Ambitieux, il espère accueillir 12 millions de visiteurs en 2019 et dépasser les 14 millions en 2020. S’il réussit son pari, le pays aura retrouvé son niveau d’avant la révolution et sa position de leader sur le continent africain (actuellement occupée par le Maroc et ses 12 millions de touristes en 2018).
Pourra-t-il y arriver ? Le gouvernement, en tout cas, ne ménage pas ses efforts. Le 25 janvier, le pays a ouvert un nouvel aéroport international près des pyramides de Gizeh et du Grand musée égyptien, projet archéologique placé sous le patronage de l’UNESCO dont le coût est estimé à 550 millions de dollars. Il devrait ouvrir ses portes en 2020.